Toktogul – Suusamyr

Après avoir souffert de la chaleur la veuille, je n’ai aucune difficulté à me lever et à partir avant même le lever du soleil ! J’ai froid, et c’est un réel plaisir!

La route, de bonne qualité serpente tranquillement en remontant le long d’un torrent. La pente est douce, mais ininterrompue… Pendant 60 km… Alors je monte en prenant mon temps, il n’y a pas de magasin à proprement parler pour me ravitailler, mais des Kirghiz vendent partout du miel et des framboises dans des sceaux au bord de la route. Après quelques déconvenues, je parviens à en acheter une petite quantité (les vendeurs précédent refusait de me vendre moins qu’un sceau de 5kg… certes le sceau ne m’aurait pas couté chère mais c’est un peu encombrant pour monter a 3000m…)

Les heures passent, la montée se poursuit, je découvre mes premier campement de yourte traditionnels, magnifiques, dans des pâturages d’altitude dominé par des monts enneigées. Lors de mes poses, des enfants, tous en vêtement traditionnel vienne me voir, curieux, nous n’avons malheureusement aucun langue en communs pour échanger, mais quel expérience déjà, de jouer dans l’eau du ruisseau avec eux.
Les heures passe, la montée se poursuit, je suis exténué, il me reste encore 10km de ce fichu faux plat à 3/4% le moindre kilomètre semble durer une éternité, je m’écroule à plusieurs reprise sur le bas-côté, vidé de toute énergie, inquiet d’arriver à l’heure prévu pour retrouver ma mère, je tente le stop, mais la route est déserte, je monte encore, toujours, prenant les framboises par poignées pour tenter d’apporter un peu d’énergie à mes jambes exténuées.

Le col! 3000m d’altitude! Enfin! Après de derniers lacets j’y arrive, dans cette incroyable prairie verte, creusé d’un millier de minuscules ruisseaux, formant des fils argentés entre le pâturage et la neiges-en contre-haut! Et des yourtes bien sûr, dont les habitants s’affairent à rassembler les chevaux, une beauté incroyable, que je découvre abasourdie par l’effort. Je réalise alors que je n’ai plus d’eau potable, et peu de chance de pouvoir m’approvisionner ici en eau minérale, je profite donc d’être au sommet pour remplir ma gourde aux ruisseaux, juste au cas où.

La descente… ne dure qu’une dizaine de kilomètre, quelle frustration après ces 6h de monter… Je rejoins en effet la vallée du suusamyr, un plateau, à 2400m d’altitude, d’une beauté sans pareil, mais désespérément plat. La fatigue ne me permet pas réellement de pensé à ma frustration, j’avance, comme une machine pour parcourir les dernier kilomètre et rejoins enfin ma mère, et sa guide qui nous prépare un formidable pic-nic au bord d’un ruisseau!

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