Samarkand – Shakrisabs

Sur la route de Boukhara, Shakrisabs, ville natale de Tamerlan, semblait être une étape intéressante, c’est pourquoi j’y suis allé a vélo, avant de retrouvé ma mère et sa voiture pour poursuivre vers l’ouest.

Il fait encore nuit lorsque je laisse derrière mois notre hôtel de Samarkand et je suis déjà dans la campagne lorsque je regarde le soleil se lever. Je commence par traverser une plaine agricole, plantée de Coton, puis le relief se creusent, les collines se font de plus en plus grande et devienne progressivement de petites montagnes. Vers 8h, la route monte franchement, à travers une succession de petits villages de montagne, la route est petite mais fréquentée, les camions y sont heureusement interdit, le trafic n’est donc pas une véritable gène.

J’atteint vers 9h le haut du col. La vue y est splendide, si du coté de Samarkand les montagnes se transforment progressivement en colline puis en plaine, de l’autre coté, les montagnes semblent s’arrêter nettes, à quelques kilomètre en contrebas du col. La descente est raid et aboutie brusquement sur une route plate, traversant sur une nouvelle pleine agricole. Quelques kilomètres plus loin se dressent les restes des remparts du palais Timourides. La ville est décevante. Une opération récente de « mise en valeurs » du patrimoine à abouti à la destruction de toute la vieille ville qui s’était constituée en s’entremêlant avec les ruines du palais. Un étrange jardin cerné de murs d’enceinte et d’hôtel de luxe pastiche entoure aujourd’hui les ruines, qui prennent un air de collection d’objets incongrus, sans contexte ni histoire.

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