Tashkent – Istaravshan

Après un vol de Bichkek à Tachkent et une nuit en auberge de Jeunesse, je quitte une nouvelle fois la capitale, cette fois en direction du Sud.

Il est à peine 6h lorsque je traverse les grandes allées boisées de la ville encore endormie, malgré la taille des routes que j’emprunte je quitte donc la ville dans le plus grand calme.

Je file à vive allure à travers les champs de Coton, traversant à l’occasion de petite ville ou déjà les ouzbeks se presse au bord des routes pour rejoindre Tachkent. Aidé par le vent j’arrive vers 11h à la frontière Tadjik, que je passe sans aucune difficulté. Le temps de changer quelques Euros en Somoni dans une station-service et je poursuis ma route.

Mais la chaleur et le soleil se font de plus en plus intenses, et dans ce paysage de plaine, aucun point d’eau ne se présente pour me rafraîchir… Je cuis littéralement. Il est 13h, on dépasse maintenant les 40°C…

Passer Bekabad, je rejoins une plus grande route, l’ombres des quelques arbre de la précédente semble être de l’histoire ancienne, la végétation a ici totalement disparu. La route grimpe lentement dans un paysage de pierre et de sable… Il me reste encore une trentaine de kilomètre avant Istaravshan… je meurs de chaud, mon estomac est partagé entre la faim (je n’ai rien avalé depuis la frontière) et le dégoût. Je m’arrête sur le bord de route, me recroquevillant autant que possible sous l’ombre d’un arbre mort, vidant le contenu d’une de mes gourdes sur ma tête. Je me force à manger, mais finit par vomir… Je reste au calme un quart d’heure, puis essai de reparti, et refait 5km avant d’abandonné, je tends le bras, un camion s’arrête et me demande ou je vais. Je ne parviens pas vraiment à articuler quoi que ce soit, mais Istaravshan étant la ville la plus proche c’est lui qui finit par me la proposer!

Le vélo est dans la remorque, il n’y a pas de clim, mais de l’air, mes deux sauveurs me déposent à l’entrée de la ville, j’y achète un coca glacé et me renverse de l’eau sur la tête sous le regard amusé des passants. La ville est riche d’un bazar, d’un château fort et de plusieurs magnifiques mosquées, mais j’attendrais la fraîcheur du soir pour aller la visiter, je m’enferme pour l’heure dans ma chambre d’hôtel climatisée.

 

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