Mudurnu – Ankara

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Réveillé à 4h du matin par une mosqué j’attendrais qu’il fasse un minimum jour pour partir sous le regard agacé du portier de mon hotel, dont le personnel est de manière générale assez désagréable…
Cette fois pas de plaine pour s’échauffer, il faut immédiatement attaquer le col le plus dur de la journée. La monté est longue mais dans la fraicheur du lever de soleil elle est assez agréable. La descente qui s’en suit ne se fait non pas d’un coup, comme c’est souvent le cas, mais par une pente douce qui s’étale sur une cinquantaine de kilomètre et me permet de maintenir sans effort une très grande vitesse. Passé Nallihan le paysage change radicalement : les montagnes laissent la place à un paysage de roche quasi désertique et incroyablement beau. Entrainé par ce paysage il semble que je roule bien plus vite que prévu: je pensais en partant manger a Beypazar, soit à 110km du départ, j’arriverais là-bas pour 10h et n’y ferais donc qu’une pause cookie/coca encore une fois en discutant avec un turc, et surtout avec les mains puisque celui-ci ne parle pas anglais..

En quittant la ville je trouve mon pneu arrière bien dégonflé et m’arrête donc pour lui mettre un petit coup de pompe, il ne semble pas creuvé, je poursuis. Sur 15km je m’interoge et ai parfois l’impression qu’il se dégonfle de nouveau, paranoïa? Non au 20eme kilomètre le doute n’est plus permis et je suis contraint de m’arreter de nouveau. Un petit changement de chambre à air et me voila reparti en direction de Ayas, où j’espère manger après 145km. A première vue ce n’est pas gagné, la ville est une cité dortoir très moche, je désespère sous un soleil brulant et, bien sur, ça monte… Je trouverais finalement quelques kilomètres plus loin une station service et un restaurant providentiel. Les 30 derniers kilomètres sont marqués par le deuxième col de la journée, immédiatement suivi d’une descente vers Ankara. Inutile de traverser toute la banlieue, je prend le rer local à la première station.

Cette étape est sans doute la plus belle du voyage jusqu’a présent, d’autant qu’elle se fait sur une route large, bien goudronnée et trés peu fréquentée, oui mais… Cette route, pourtant déja trop grande par rapport au trafic est entrain d’être transformée en autoroute: certains passages sont déja à quatre voies et les autres le seront bientôt,je suis passé à temps…

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