Alhama de Grenade – Cordoue

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Une longue journée pour moi, beaucoup de lecture pour vous, ça me parait juste!
La journée commence bien sur par une montée qui me conforte dans ma décision de m’être arrêté hier soir! Il fait bien frais ce matin et si mes deux pulls suffisent à me tenir chaud dans les montées c’est autre chose dans les descentes! Dépassant assez vite Alhama-de-Granada je poursuis vers Montefiero, un très beau village dominé par une église. La route se poursuit, enchainant les cols dans un paysage parcouru de nappe de brouillard mais qui n’en n’est pas moins magnifique. Je tourne bientôt sur une toute petite route, un raccourcie sur lequel le goudron est assez mauvais mais bon il économise une trentaine de kilomètres alors on ne va pas cracher dessus. Nouvelle pente, nouveau col et nouvelle descente sur une route sinueuse. A la sortie d’un virage et à quelques mètres de moi à peine une flaque d’eau et de boue, la route tourne, impossible de l’éviter, trop tard pour m’arrêter, la chute est inévitable… Elle m’aura coutée la fixation de ma sacoche de guidon, mon cuissard tout neuf, mon pull (cadeau de ma copines…) et même mon caleçon, enfin je m’en sors avec quelques égratignures alors ça aurait pu être bien pire… Après une petite pause le temps de me remettre de mes émotions je poursuis la descente au ralenti, ma sacoche rafistolée au scotch tiens le coup, à Priego-de-Cordoba j’hésite à m’arrêter, à abandonner mais le village et sa gare routière sont au sommet d’une colline que je n’ai pas la force de monter alors je poursuit. Dépassant Luque puis Baena je rejoins pour quelques kilometres une grande route, puis la quitte de nouveau pour prendre ma dernière pause à Castro-del-rio, un autre de ces villages tout blanc qui domine le paysage. Un coca et cinquante cookies plus tard je reprends une petite route, plus que 34km, mais le ciel, couvert depuis ce matin s’assombrit, il se fait tard, une course contre le soleil commence, 20km restant et je suis toujours au milieu de nulle part. Le soleil se rapproche de l’horizon, 15km une petite montée et la vue qui s’ouvre vers Cordoba. 13, enfin une descente (ah et j’oubliais je suis sur une route en bon état mais fermée pour travaux…) 10, les lampadaires de la ville s’allument alors que le soleil touche désormais l’horizon. 9, la route se dégrade, elle descend mais il y a des graviers partout: impossible de prendre de la vitesse. 8, un lacet me fait regarder vers l’Est, mon Dieu qu il fait déjà sombre. 6, il n’y a maintenant plus de goudron du tout mais de toute façon que je crève ou que je m’arrête je finirais à pied de nuit alors autant profiter du jour et rouler. 5, je distingue la mosquée de Cordoue si proche, je me souviens avoir choisi cette route parce-qu’elle évitait une pénible traversé de la banlieue, pénible mais éclairée… 4, un croisement et me voila enfin sur une route ouverte, toujours déserte cela dit. Le soleil disparait sous l’horizon. 3, nouveau croisement et à 500m les premiers lampadaires! Ouf me voilà arrivé, le temps de traverser la ville, j’arrive sur le pont romain de nuit, demain c’est jours de pause, bien mérité !