Andijon – Toktogul

Après une bonne nuit de sommeil, et un solide petit déjeuner dans un étrange hotel, supposé luxueux d’Ouzbekistan, je rejoins la frontière Kirghize en taxi et entame le long processus douanier.
L’ambiance est tendu à cette frontière d’une zone encore récemment contesté par les deux pays… Barbelés, militaires en armes, files interminables et douaniers peu commode font partie du décors. En tant que Cyclo-touriste je bénéfice sans le demander d’un traitement de faveur et les militaire me font passer en premier, les locaux me font donc un accueil mitigé, entre curiosité et agacement… Coté kirghiz, les douaniers, peu habitués aux touristes doivent contacter un autre poste de douane pour savoir si je devrais ou non avoir de visa… Cela prend du temps, mais à 9h je peu finalement reprendre ma route!

Et quelle route! Très rapidement les paysages Kirghizes se révèlent être somptueux. J’évolue le long de la rivière Naryn, dans un paysage ou l’eau est omniprésente, mais semble glisser sur le sol rocailleux sans s’y accrocher, si bien que la végétation est minimale. Les falaises de part et d’autre sont en revanche incroyablement diversifiées et passe sans cesse d’une couleur à l’autre, du rouge au noir, du blanc au jaune… L’eau de la rivière, d’un bleu électrique semble irréelle. Je traverse bien sur plusieurs villages où je peux me réapprovisionner et me mettre quelques minutes à l’abri du soleil, sous le regard amusé de kirghiz coiffés de grands chapeaux traditionnels. Je dois dire que je me régale, et si le soleil, la chaleur et l’approvisionnement en eau sont de réelles difficultés, le fait de pouvoir régulièrement me baigner dans de petits ruisseaux de montagne me fait vite oublier tout le reste!

Au fur et à mesure que je remonte la rivière la végétation se fait plus présente, et les montagnes plissées se recouvrent bientôt de prairies et de peupliers. Je passe un col et rejoins le lac artificiel de Toktogul, une véritable splendeur, qui donne à voir un panorama impressionnant sur les montagnes qui le cerne. J’entame le tour du lac mais suis interrompu dans ma course par le coucher du soleil. Je ne tarde pas à trouver un automobiliste qui accepte de m’emmener jusqu’au village de mon hôtel, ou mes hôtes me préparent un magnifique repas!

   

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